Uber se passe de chauffeur

Uber teste la voiture sans chauffeur: vous avez dit collaboratif?

Uber, figure de proue de l’économie collaborative, a testé mercredi une voiture autonome.  Objectif avoué: transporter des passagers sans chauffeur.

 

Uber: simple appli digitale collaborative valorisée 50 milliards

Fer de lance de l’économie collaborative, Uber propose depuis 2009 une application digitale qui permet à des particuliers de véhiculer d’autres particuliers.

Le principe est simple: si vous avez un peu de temps et une voiture, la société vous permet de proposer, via l’application, vos services pour véhiculer d’autres particuliers.

Et le paiement est entièrement digital: il n’y a pas d’échange direct d’argent entre le chauffeur et la personne qu’il véhicule.

 

L’économie collaborative: enfer ou paradis ?

La méthode a ses supporters et ses détracteurs:

  • Les taxis crient au scandale devant cette concurrence déloyale qui ne supporte pas toutes les charges professionnelles inhérentes au métier
  • Les internautes, bobos et autres hipsters se réjouissent de cette économie transversale, qui enlève le pouvoir des mains des grosses entreprises et le rend aux humains

Comme son nom l’indique, l’économie se veut collaborative et ses plus valeureux défenseurs invoquent des valeurs d’humanité, de partage, de liberté, et d’écologie.

 

Uber: une entreprise capitaliste comme les autres ?

En lançant sa voiture autonome, Uber serait-il entrain de tomber le masque?  Force est de constater que le procédé est aux antipodes de valeurs humaines ou de partage de l’économie.  Uber lance une flotte de voitures sans chauffeur et véhicule des passagers contre rémunération.  Il est donc Uber est sa technologie de voiture autonome clair que le système ne profite qu’à Uber.

 

C’est certain, Uber est une success story.  Si elle a popularisé l’économie participative, elle ne l’a pas inventée.  Bien sûr la firme californienne a sorti la bonne appli au bon moment.  Mais serait-elle en train de jouer les enfants gâtés et en vouloir toujours plus ?  Quitte à vendre son âme au diable et abandonner les fondamentaux qui lui ont attiré les faveurs des internautes ? Son nom l’indique : l’économie collaborative est un mouvement qui appartient à tous.  Il nous appartient donc de l’autoréguler.

Pour en savoir plus sur l’ampleur du digital

Anne Evrard

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