E-signature certifiée : Oncle Sam se paie l’Europe

E-signature certifiée: Oncle Sam se paie l’Europe

Digitaliser la relation client, l’Américain DocuSign connaît et frappe fort: 950.000 transactions certifiées/jour sur Smartphones, tablettes et Paypal. Le leader de la signature électronique franchit désormais l’Atlantique, question de généraliser l’e-signature doigt/stylet au sein de l’Europe des 28… 

 

Leader mondial de la signature électronique, DocuSign profite à plein de l’entrée en vigueur, à l’été, du règlement européen sur l’identification électronique (eIDAS). Et les services de confiance pour les transactions électroniques bénéficient de la même faveur. Conséquence notable: cette législation crée enfin les conditions pour harmoniser les certifications électroniques. Dans la même foulée, bâtir un marché unique de l’e-signature au sein de ses 28 pays membres devient un jeu d’enfant.

DocuSign s’en frotte les mains. L’Américain y voit en effet une étape décisive pour sa conquête – déclarée – du Vieux Continent. Dans la foulée, l’éditeur US lance une offre conforme eIDAS, baptisée « standard-based signature« . Chez nous, cette SBS s’appuie sur trois data centers européens: Allemagne, Pays-Bas, France. Deux autres sont en construction.

 

E-signature depuis l’Hexagone

Crédit : Internet marketeux

 

Pour préparer l’offensive, la France a été désignée comme tête de pont de l’offensive en cours sur l’e-signature émise sur le Vieux Continent. Dans le dispositif, DocuSign France tient le rôle de trust service provider, c’est-à-dire de gestionnaire des services de confiance des entreprises clientes au sein de l’Union européenne. En ce sens, il possède une carte maîtresse. En mettant la main sur une partie du Français OpenTrust, dans le même core business, la firme couvre tout le cycle de la transaction numérique:

• gestion de l’identité de l’utilisateur
• horodatage
• workflow
• authentification forte
• etc.,…

DocuSign est forte de 225.000 entreprises clientes dans 188 pays. De ce côté-ci de l’Atlantique, la firme brandit aussi de belles références:

• Thales
• Zodiac
• Bridgestone Europe
• Nortia Banque Casino

Crédit Agricole fait aussi partie de ce portefeuille envié. Pour soutenir cette souscription dématérialisée, la banque assurance vient ainsi de déployer 45.000 tablettes en agences. D’autres métiers sont visés : immobilier, santé et pharma.

 

E-signature dans le public, en ligne de mire aussi

Entre télé-procédures, télé-déclarations et appels d’offre online, le secteur public partage est la même barque. Au printemps, le gouvernement Hollande a fait son fournisseur interministériel du géant US pour la sécurité des échanges électroniques et la dématérialisation.

Quels sont les objectifs?

 

«Au départ, il s’agit de s’appuyer sur le web, pour dématérialiser les transactions immobilières et limiter l’échange de papier au moment de l’achat ou de la locationTom Gonser, fondateur DocuSign

950.000 e-transactions par jour

A l’échelle mondiale, l’éditeur revendique désormais… 950 000 transactions par jour. Au départ, son fondateur Tom Gonser s’appuyait sur le web pour dématérialiser les transactions immobilières. Et limiter l’échange de papier à l’achat ou la location. Ensuite, sa société étend son modèle à d’autres domaines d’activité. Aujourd’hui, DocuSign est présent dans les procédés de signature électronique tactile. Au doigt comme au stylet par le biais des smartphones, tablettes et service de paiement en ligne PayPal.

 

1-woman-using-mobile-phone-with-laptop-on-wooden-table

 

Marché encombré

Pour boucler son opération Europe, DocuSign a réuni un tour de table enviable :

  1. Brookside Capital
  2. Bain Capital Ventures
  3. Google Ventures
  4. Salesforce
  5. Telstra

 

Les fonds levés atteignent quelque 440 millions $. Entre-temps, Deutsche Telekom est monté dans le train. Une véritable nécessité car DocuSign évolue dans un secteur fortement concurrentiel. Ses principaux concurrents directs s’appellent:

ChamberSign
Cryptolog
Lex Persona
Oodrive
Yousign
Docapost

En France, ces fournisseurs de certificats sont une dizaine, dont l’ex-OpenTrust intégré entre-temps par DocuSign. En général, ces prestataires sont choisis en fonction de:

  • la criticité du document
  • le niveau de sécurité souhaité
  • la tarification

En Europe, DocuSign entend également casser les pratiques en s’appuyant sur des forfaits au mois ou à l’année, des modèles commerciaux à la demande. Les prix varient selon le nombre de transactions, documents et pages. C’est certain désormais, l’éléphant US est entré dans le magasin de porcelaine des 28…

 

ipad-820272_1920

 

Et vous, êtes-vous plutôt e-signature? Ou alors, pratiquement encore et toujours rivé à la seule solution papier? En définitive, que préférez vous? Alors, n’hésitez pas à nous laisser votre commentaire.

Sources:

  • http://www.journaldunet.com/solutions/cloud-computing/1184134-docusign-veut-imposer-la-signature-electronique-en-france/
  • http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1160795-docusign-met-la-main-sur-la-division-trusted-documents-transactions-d-opentrust/
  • http://www.journaldunet.com/solutions/saas-logiciel/signature-electronique-docusign-leve-85-millions-de-dollars-0314.shtml

Philippe Golard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *